Détenue au Canada depuis le 11 avril 2006 pour avoir enlevé ses deux enfants, Nathalie Gettliffe a de fortes chances d’accoucher en détention. En 2001, la jeune femme avait fui le Canada pour la France avec ses enfants, pour les soustraire à l’influence de leur père, membre de l’Eglise internationale du Christ, considérée comme une secte en France, mais légale au Canada. Pour cet acte, elle encourt jusqu’à dix ans de prison.
La justice canadienne a rejeté vendredi sa demande de libération conditionnelle alors qu’elle est enceinte de 8 mois et que sa grossesse, plus complexe que prévue, inquiète son entourage. Actuellement alitée sous perfusion, son suivi médical n’est même plus assuré en raison d’une grève du personnel médical des prisons de Colombie-Britannique.
Lors d’un entretien avec son homologue canadien, le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a souligné que "l'état de santé de Nathalie Gettliffe pouvait inspirer une légitime inquiétude" et a "plaidé pour un geste à titre humanitaire" du Canada.